Quelle est l’importance des informations présentent sur les étiquettes produit pour notre consommateur :

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L’origine des matières premières est l’information à laquelle notre consommateur donne le plus d’importance. Pour 56 % de « très important » et 32 % de « important » en 2015 ce qui est stable par rapport à 2012. En terme d’importance la deuxième information est le lieu de fabrication qui concentre 85 % des réponses en 2015 également stable par rapport à 2012 dont 43 % de « très important » et 42 % « important ». En terme d’importance, la garantie environnementale du producteur est en troisième position avec 79 % (respectivement 37 % de « très important »et 42 % d’« important »). L’impact sur la biodiversité prend la quatrième place avec 78 % composé de 38 % de « très important » et 40 % d’« important ». La cinquième place revient à la garantie sociale de production pour 68 % (28 % de « très important » et 40 % d’« important »). L’impact sur le changement
climatique arrive en sixième position pour 67 % répartit en 27 % de « très important » et 39 % d’« important »). En terme d’importance la répartition du prix entre intervenant ferme la marche avec 54 % des réponses (« très important 19 %, « important » 36 %). A noter la répartition particulière de la catégorie des consommateurs vivant en agglomération de 2000 à 10000 habitants avec des pourcentages notamment en « important » bien supérieurs à ceux de l’échantillon global.

Le consommateur et les étiquettes produits :

produit

Je regarde les étiquettes produit : régulièrement, systématiquement ? Le consommateur du réseau biologique est très formé et informé. Il sait décrypter une étiquette et il veille également à tous changements ou dérives sur les produits auxquels il accorde sa confiance. Pour preuve, ils sont 55 % à lire systématiquement ces informations et 36 % régulièrement. Les plus vigilants sont les 25/34 ans avec 64 % qui lisent  systématiquement. En terme de lieux d’habitation se sont les consommateurs habitant en zones rurales qui sont les plus vigilants sur le sujet avec 60 % qui lisent systématiquement. A noter que la lecture systématique des listes des ingrédients au global fait un bon spectaculaire entre 2012 et 2015 puisqu’elle progresse de 10 % passant ainsi de 45 % à 55 %. Il s’agit vraisemblablement d’un transfert entre les lecteurs réguliers et systématiques puisqu’ en 2012 ils étaient 46 % à avoir cette pratique et « plus » que 36 % en 2015.

Comment s’est comportée la consommation de nos consommateurs bio en 2015 ?

budget

Quand on interroge les consommateurs de notre échantillon à propos de leur consommation de produit bio sur la dernière année écoulée, ils nous répondent qu’elle s’est plutôt bien comportée. Leur consommation a été en augmentation pour 43 % d’entre eux et stable pour 54 %. Seul 2 % l’estiment en baisse. Toutes les tranches d’âges suivent cette tendance. À noter les habitants de communes de 2000 à 20000 habs estiment même pour 49 % d’entre eux une augmentation de leur consommation cette année. Ce chiffre est à rapprocher des bonnes performances économiques du réseau biologique dont le développement encore cette année se traduit par un taux de croissance à deux chiffres. En commune rurale, l’augmentation de la consommation va même jusqu’à 47 % et 49 % pour les villes de 20000 à 100000 habitants.

L’épineuse question du prix des produits bio

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A l’affirmation : « il est normal qu’un produit biologique coûte plus cher qu’un produit non biologique », ils sont moins nombreux qu’il y à trois ans à répondre « plutôt d’accord » ou « tout à fait d’accord ». Nous glissons de 48 % en 2012 à 40 % en 2015 pour les « plutôt d’accord » et de 20 % à 18 % pour les « tout à fait d’accord » entre 2012 et 2015. Le prix n’est pas le premier critère de choix d’un produit sur le réseau biologique (c’est la qualité) mais le consommateur y est tout de même sensible. Il y est sensible à la hausse comme à la baisse. Une hausse comme une baisse devra être justifiée. Le consommateur traduira par une baisse de qualité dans un premier temps si elle n’est pas expliquée. Les réponses à cette question traduisent peut-être également un souhait à peine dissimulé de faire de l’alimentation biologique la norme suite aux différents scandales alimentaires de ces dernières années ?