Les consommateurs de notre échantillon aspirent à consommer mieux :

manière de consommerIls sont seulement 7 % à vouloir « pouvoir  consommer plus ». La majorité des consommateurs ayant répondu (56 %) aimerait pouvoir  consommer autant mais mieux. 38 % des consommateurs aiment la manière dont ils  consomment et ne voudraient pas en changer. Une prise de conscience du côté néfaste de la sur-consommation. Les consommateurs de notre échantillon aspirent à consommer mieux.

Êtes-vous prêt à payer plus pour des produits vous facilitant la vie ?

magasin 2De manière générale le consommateur bio n’est pas prêt à payer plus chère même pour un produit qui lui facilite la vie. 54 % des consommateurs ayant répondu déclarent ne pas être prêt à payer plus chère pour ce type de produit. Les réponses sont plus nuancées à mesure que le consommateur devient plus vieux. Pour les consommateurs bio âgés de 50 à plus de 65 ans l’équilibre entre ceux qui payeraient plus passe à 51 % en faveur des consommateurs prêt à payer. L’âge est donc le facteur favorable à l’innovation de manière générale. Tout comme l’âge, le lieu de vie est également plus favorable à des produits plus techniques puisque les consommateurs bio habitant dans des villes de 20000 à 1000000
habitants se disent plus favorables à payer pour ce type de produit à hauteur de 55 %. Et l’équilibre est presque parfait entre partisans et opposants à ce type de produits dans les villes de 100000 habitants et plus. En conclusion, l’âge et la situation géographique du consommateur peuvent faire évoluer les besoins des consommateurs.

La consommation de produits locaux effet de mode ou tendance de fond ?

localUn phénomène qui se renforce avec un gain de 5 % entre 2012 et 2015. Autant les « systématiques » que les « réguliers » progressent. Les systématiques passent de 5 à 7 % et les réguliers de 25 à 27 %. Ce phénomène du local a sans doute bénéficié des dernières crises alimentaires d’où la progression.

La nouveauté en réseau biologique :

nouveau

Une tendance global en repli de 3 % au global sur cette question par rapport à 2012 (69 % contre 66 % en 2015). En revanche une proportion de « tout à fait d’accord » qui passe de 6 % en 2012 à 9 % en 2015 quand les « plutôt d’accord » eux passent de 63 % en 2012 à 57 % en 2015. Au global la tendance reste nettement en faveur des nouveautés avec deux tiers d’avis favorables en 2015.

Notre consommateur bio est-il fidèle ?

marque 2

Notre consommateur bio est plus fidèle en 2012 qu’en 2015, pour preuve, les consommateurs de notre échantillon se déclarant très peu fidèles étaient 13 % en 2012, en 2015 ils ne sont plus que 9 %. Les quatre points de différence se répartissent en +1 point pour les consommateurs qui se déclarent « pas spécialement fidèles » et +3 points pour les consommateurs « globalement fidèles ». Une fidélité qui va dans le bon sens avec la catégorie des « globalement fidèles » qui profite le plus des mouvements de réponses pour cette question.

Vous arrive t-il de réaliser des achats suite à la réception des informations publicitaires ou promotions ?

promotion 2
Que ce soit occasionnellement ou régulièrement, 74 % des consommateurs bio ayant répondu au questionnaire effectuent un achat suite à la réception des informations publicitaires ou des promotions. Ce vecteur d’information est encore loin d’être mort malgré ses nombreux détracteurs. Il reste encore un moyen très fiable afin de générer du trafic en magasin. La proportion de consommateurs ne réalisant jamais d’achat suite à la réception de publicités ou promotion est compris entre 25 % et 30 % quelque soit la tranche d’âge des consommateurs ou leur lieux de vie.

Quels sont pour vous les trois critères les plus importants dans le choix d’un magasin bio ?

budget
Les personnes ayant répondu à notre questionnaire ont l’air de choisir leur magasin bio en fonction de critères principaux que sont : la qualité des produits, le choix des produits et des marques et la proximité du magasin de leur lieu de résidence. Premier critère, la qualité des produits, ce qui en soit n’est pas vraiment une surprise car c’est un des fondamentaux de l’adn du réseau bio. C’est pour l’une de ces raisons que les distributeurs
bio ont trouvé un écho à leur lancement dans un contexte miné par les scandales et les dérives de la grande distribution que les consommateurs épinglaient déjà à l’époque. Le prix arrivent en quatrième position dans le classement afin de rappeler aux distributeurs que même si le  consommateur comprend les raisons du sur-coût lié à l’obtention d’un
produit plus sain, le consommateur reste tout de même alerte sur ce point et sanctionnera les dérives qu’il pourrait identifier. Les critères en fonction du lieu d’habitation varient peut. On retrouve quelque soit le lieu d’habitation la qualité des produits en première position. Ceci est également valable pour presque toutes les catégories d’âges (sauf les 15/24 ans qui eux privilégient les prix) qui plébiscitent la qualité des produits avant tout autre critère. Le choix des produits et des marques est le second critère mis en avant par toutes les catégories d’âge et en fonction des lieux d’habitation (seul les lieux d’habitation de 100000 habitants et plus et l’agglomération mettent en avant la proximité en deuxième position ce qui paraît légitime étant donné leur contexte urbain mais leur troisième critère et également
celui du choix.).

Personnellement, à quelle fréquence faites-vous des courses alimentaires bio ?

magasin bio
77 % des achats alimentaires bio s’effectuent entre une et plusieurs fois par semaine concernant l’échantillon dans sa globalité. La fréquence en fonction des catégories d’âge reste stable en s’ établissant au alentour de 30 % des personnes qui vont plusieurs fois par semaine réaliser des  courses alimentaires bio, environ 45 % qui disent s’y rendre une fois par semaine, 2 à 3 fois par mois pour 17 % des répondants, 4 % une fois par mois et le reste (2 %) déclare s’y rendre moins souvent. Concernant les catégories 25/34 ans, 35/49 ans et 50/64 ans, les fréquences sont quasiment équivalente à celle de l’échantillon global, en revanche on peut noter malgré la non représentativité des chiffres des disparités chez les 15/24 ans qui vont faire leurs courses moins souvent que l’échantillon
global (24 % plusieurs fois par semaine contre 30 % pour l’échantillon et 35 % une fois par semaine contre 45 % pour l’échantillon global). De même, pour le 65 ans et +, la fréquence est plus grande avec 49 % « plusieurs fois par semaine » et 37 % « une fois par semaine ». Pour résumer, on pourrait dire que la fréquence des courses alimentaires bio augmente avec l’âge. Il n’y a pas de grosses différences de fréquentation en fonction des  catégories socio-professionnelles. Il existe des disparités naturelles en fonction du lieu d’habitation des personnes ayant répondu. En effet, plus on habite dans des lieux à faible concentration d’habitants plus la fréquence d’achat diminue. Par exemple, en zone rurale, on ne se rend dans son magasin bio pour y faire ses courses majoritairement qu’une fois
par semaine alors que lorsqu’on habite en agglomération avec un magasin plus proche de chez soi, on n’hésite pas à aller faire ses achats plusieurs fois par semaine. Des comportements différents en fonction du lieu d’habitation. Ceci peu également s’expliquer par la capacité de stockage chez le consommateur plus réduite en agglomération qu’en zone rurale.

Quelle est l’importance des informations présentent sur les étiquettes produit pour notre consommateur :

marque 2
L’origine des matières premières est l’information à laquelle notre consommateur donne le plus d’importance. Pour 56 % de « très important » et 32 % de « important » en 2015 ce qui est stable par rapport à 2012. En terme d’importance la deuxième information est le lieu de fabrication qui concentre 85 % des réponses en 2015 également stable par rapport à 2012 dont 43 % de « très important » et 42 % « important ». En terme d’importance, la garantie environnementale du producteur est en troisième position avec 79 % (respectivement 37 % de « très important »et 42 % d’« important »). L’impact sur la biodiversité prend la quatrième place avec 78 % composé de 38 % de « très important » et 40 % d’« important ». La cinquième place revient à la garantie sociale de production pour 68 % (28 % de « très important » et 40 % d’« important »). L’impact sur le changement
climatique arrive en sixième position pour 67 % répartit en 27 % de « très important » et 39 % d’« important »). En terme d’importance la répartition du prix entre intervenant ferme la marche avec 54 % des réponses (« très important 19 %, « important » 36 %). A noter la répartition particulière de la catégorie des consommateurs vivant en agglomération de 2000 à 10000 habitants avec des pourcentages notamment en « important » bien supérieurs à ceux de l’échantillon global.

Quels modes de communication pour toucher les consommateurs de notre échantillon ?

société 2
Il était déjà en 2012 le premier mode de communication demandé par les consommateurs pour les toucher, il reste encore le même en 2015, j’ai nommé l’information « dans le magasin ». 71 % c’est le pourcentage de consommateurs qui optent pour ce mode de communication. Ce chiffre est en repli puisqu’il s’établissait à 75 % en 2012 (-4 %). Les produits et leurs emballages sont le deuxième vecteur de communication demandés par le consommateur à hauteur de 58 % en 2015 stable par rapport à 2012. Internet s’adjuge la troisième place du podium avec 47 % des avis (en hausse de 6 % par rapport à 2012). Les magazines et revues spécialisées échouent au pied du podium avec 45 % (également stable par rapport à 2015). Les émissions de TV et radio viennent ensuite avec 43 % (+3 % comparé à 2012). Les magazines et revues tout public récoltent 42 % des réponses, en baisse de 5 % depuis 2012. Les informations distribuées dans la boîte mail du consommateur viennent ensuite avec 32 %. Ce mode d’information connaît un net rebond de 8 % par rapport à 2012. Pour s’informer, les consommateurs n’ont pas l’air très enthousiastes à l’idée de le faire sur les réseaux sociaux, seulement 24 % des réponses, mais la progression est bonne puisqu’en 2012 ce mode d’information ne recueillait que 16 % de réponses. La presse quotidienne sur ce type d’information est en perte de vitesse avec -3 % par rapport à 2012 à 22 % . Et enfin la boîte aux lettres et le dernier mode en terme de classement avec 12 % en 2015 ce qui est stable par rapport à 2012.