Quelle place pour le lait bio en réseau biologique selon les consommateurs bio ?

A travers une étude réalisée pendant l’été 2017, nous nous sommes intéressés aux pratiques et usages de près de 1000 consommateurs bio concernant le lait biologique. Nous les avons d’abord interrogés sur leurs habitudes de consommation puis sur leurs connaissance et appréciation des marques de lait bio afin de connaître leurs attentes quant au lait bio en réseau biologique…

Le lait bio : un produit du quotidien

Le lait biologique est un produit fréquemment consommé : 72 % des consommateurs sondés en avaient consommé dans l’année écoulée. Il est acheté de façon régulière ; au moins une fois par mois par 61 % des consommateurs sondés et au moins une fois par semaine par un tiers (32 %) des 31-40ans. Les enfants sont les plus grands consommateurs de lait biologique au petit déjeuner (45 %) tandis que les adultes préfèrent en consommer durant les repas, au domicile pendant les repas (92 %)

Un produit auquel le consommateur est fortement attaché

La qualité du lait bio est très importante pour la quasi-totalité des consommateurs (94 %) qui sont d’accord sur le fait qu’il faut faire très attention au produit qu’ils choisissent.

Plus d’informations sur notre site : http://www.biopanel.fr/ 

 

 

Êtes-vous prêt à payer plus pour des produits vous facilitant la vie ?

magasin 2De manière générale le consommateur bio n’est pas prêt à payer plus chère même pour un produit qui lui facilite la vie. 54 % des consommateurs ayant répondu déclarent ne pas être prêt à payer plus chère pour ce type de produit. Les réponses sont plus nuancées à mesure que le consommateur devient plus vieux. Pour les consommateurs bio âgés de 50 à plus de 65 ans l’équilibre entre ceux qui payeraient plus passe à 51 % en faveur des consommateurs prêt à payer. L’âge est donc le facteur favorable à l’innovation de manière générale. Tout comme l’âge, le lieu de vie est également plus favorable à des produits plus techniques puisque les consommateurs bio habitant dans des villes de 20000 à 1000000
habitants se disent plus favorables à payer pour ce type de produit à hauteur de 55 %. Et l’équilibre est presque parfait entre partisans et opposants à ce type de produits dans les villes de 100000 habitants et plus. En conclusion, l’âge et la situation géographique du consommateur peuvent faire évoluer les besoins des consommateurs.

La nouveauté en réseau biologique :

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Une tendance global en repli de 3 % au global sur cette question par rapport à 2012 (69 % contre 66 % en 2015). En revanche une proportion de « tout à fait d’accord » qui passe de 6 % en 2012 à 9 % en 2015 quand les « plutôt d’accord » eux passent de 63 % en 2012 à 57 % en 2015. Au global la tendance reste nettement en faveur des nouveautés avec deux tiers d’avis favorables en 2015.

Quelle est l’importance des informations présentent sur les étiquettes produit pour notre consommateur :

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L’origine des matières premières est l’information à laquelle notre consommateur donne le plus d’importance. Pour 56 % de « très important » et 32 % de « important » en 2015 ce qui est stable par rapport à 2012. En terme d’importance la deuxième information est le lieu de fabrication qui concentre 85 % des réponses en 2015 également stable par rapport à 2012 dont 43 % de « très important » et 42 % « important ». En terme d’importance, la garantie environnementale du producteur est en troisième position avec 79 % (respectivement 37 % de « très important »et 42 % d’« important »). L’impact sur la biodiversité prend la quatrième place avec 78 % composé de 38 % de « très important » et 40 % d’« important ». La cinquième place revient à la garantie sociale de production pour 68 % (28 % de « très important » et 40 % d’« important »). L’impact sur le changement
climatique arrive en sixième position pour 67 % répartit en 27 % de « très important » et 39 % d’« important »). En terme d’importance la répartition du prix entre intervenant ferme la marche avec 54 % des réponses (« très important 19 %, « important » 36 %). A noter la répartition particulière de la catégorie des consommateurs vivant en agglomération de 2000 à 10000 habitants avec des pourcentages notamment en « important » bien supérieurs à ceux de l’échantillon global.

Le consommateur et les étiquettes produits :

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Je regarde les étiquettes produit : régulièrement, systématiquement ? Le consommateur du réseau biologique est très formé et informé. Il sait décrypter une étiquette et il veille également à tous changements ou dérives sur les produits auxquels il accorde sa confiance. Pour preuve, ils sont 55 % à lire systématiquement ces informations et 36 % régulièrement. Les plus vigilants sont les 25/34 ans avec 64 % qui lisent  systématiquement. En terme de lieux d’habitation se sont les consommateurs habitant en zones rurales qui sont les plus vigilants sur le sujet avec 60 % qui lisent systématiquement. A noter que la lecture systématique des listes des ingrédients au global fait un bon spectaculaire entre 2012 et 2015 puisqu’elle progresse de 10 % passant ainsi de 45 % à 55 %. Il s’agit vraisemblablement d’un transfert entre les lecteurs réguliers et systématiques puisqu’ en 2012 ils étaient 46 % à avoir cette pratique et « plus » que 36 % en 2015.

L’épineuse question du prix des produits bio

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A l’affirmation : « il est normal qu’un produit biologique coûte plus cher qu’un produit non biologique », ils sont moins nombreux qu’il y à trois ans à répondre « plutôt d’accord » ou « tout à fait d’accord ». Nous glissons de 48 % en 2012 à 40 % en 2015 pour les « plutôt d’accord » et de 20 % à 18 % pour les « tout à fait d’accord » entre 2012 et 2015. Le prix n’est pas le premier critère de choix d’un produit sur le réseau biologique (c’est la qualité) mais le consommateur y est tout de même sensible. Il y est sensible à la hausse comme à la baisse. Une hausse comme une baisse devra être justifiée. Le consommateur traduira par une baisse de qualité dans un premier temps si elle n’est pas expliquée. Les réponses à cette question traduisent peut-être également un souhait à peine dissimulé de faire de l’alimentation biologique la norme suite aux différents scandales alimentaires de ces dernières années ?

Produit : Evolution vers l’individuel

STOP au gaspillage  L’emballage individuel gagne du terrain sur le réseau bio. Ils étaient 44 % à l’éviter régulièrement en 2012, ils ne sont plus que 39 % en 2015. 18 % l’évitaient systématiquement en 2012, 17 % en 2015 soit un recule de 6 % entre systématique et régulier de 2012 à 2015.

La réponse vient peut-être également du fait que le consommateur cherche à limiter le gaspillage et préfère donc acheter des produits emballés individuellement afin d’éviter de jeter plutôt que d’ouvrir un format familial.