Une offre promotionnelle sur un produit dont vous n’avez pas besoin immédiatement est-elle susceptible de vous faire acheter le produit ?

offre promotionnelleVous pensez que le consommateur bio résiste plus facilement au chants des sirènes de la promotion ? Eh bien pas du tout. La réponse à cette question met à jour le fait que le consommateur achèterait un produit dont il n’a pas besoin immédiatement sous prétexte qu’il est en promotion et ce dans 53,8 % des cas. Les plus jeunes semblent plus enclins à cette pratique que les plus âgés avec des taux pouvant grimper à 60,3 % pour les 21/30 ans et jusqu’à 63,9 % pour les 31/40 ans. Les 61/70 ans déclarent être moins sensibles aux offres promotionnelles puisqu’ils sont pour leur part 59 % à refuser la promotion car ils n’ont pas besoin immédiatement du produit. Plus le nombre de personnes augmente dans le foyer plus la propension des  consommateurs qui se laissent convaincre augmente. Zoom sur le « gros consommateur bio », situation à l’équilibre. C’est le 50/50, ils sont la moitié à céder à la promotion et la moitié à ne pas céder.

Nos consommateurs disposent-ils d’une carte de fidélité dans leur magasin bio habituel ?

carte de fidélité68,3 %, c’est le pourcentage de personnes ayant répondu qu’elles disposaient d’une carte de fidélité dans leur magasin bio. Dans les zones rurales et les grandes villes les proportions montent jusqu’à 72 % et 80 %. les « gros consommateurs » bio sont 71,3 % à détenir une carte de fidélité. Le consommateur bio de notre échantillon à l’air d’être plutôt fidèle.

Comment les consommateurs de notre échantillon estiment que leur pouvoir d’achat a évolué entre Octobre 2014 et Octobre 2015 ?

pouvoir d'achat

Entre Octobre 2014 et 2015, un tout petit peu plus de la moitié des sondés (51 %) estiment avoir noté une baisse de pouvoir d’achat. 51,4 % de l’échantillon global exactement. 41,4 % estiment que leur pouvoir d’achat est stable et seulement 7,2 % estiment qu’il a augmenté. Les 21/30 ans sont la catégorie d’âge qui selon eux a été la moins impactée. (45,3 % Vs 51,4 % pour la globalité des répondants). En terme de stabilité, ce sont les 41/50 ans qui disposent du pouvoir d’achat le plus stable avec 46,7 %. Les consommateurs habitant en zone rurale semblent avoir été les plus impactés en terme de pouvoir d’achat. Ils estiment à 56,5 % que leur pouvoir d’achat a subit une évolution à la baisse au cours de la dernière année qui vient de s’écouler. Pour les habitants de grande ville ou de région parisienne, l’année passée a plutôt été indolore en terme de pouvoir d’achat à 48,1 et 46,3 %.

Nos panélistes et le Commerce Équitable :

commerce équitablegraph commerce équitable

Une catégorie de produit qui fait son chemin doucement mais sûrement. Depuis 2012 et la première fois que nous avons interrogé nos panélistes sur le sujet, les résultats ont évolués. Cette catégorie de produit recrute de nouveaux consommateurs, puisqu’ils étaient 30 % à le privilégier régulièrement et 6 % systématiquement en 2012 et en 2015 ils sont plus nombreux avec 32 % d’adeptes réguliers et 8 % de systématiques. Soit un gain de 4 % entre 2012 et 2015.

De manière générale, les promotions réalisées en magasins bio répondent-elles aux besoins de notre échantillon ?

promo

De manière générale, le consommateur bio qui a accepté de répondre à notre questionnaire n’est « plutôt pas satisfait » de la promotion telle quelle est pratiquée en magasin bio, et ce à hauteur de 60 %. Les plus jeunes sont les plus insatisfaits avec une insatisfaction qui monte jusqu’à 70 %. Ce sont les foyers de 4 personnes et plus qui sont les plus insatisfaits de la promotion avec des suffrages au delà de 65 % pour le « non ». Les foyers comprenant deux enfants sont les plus insatisfaits à presque 67 %. Le gros consommateur bio, lui, est plus mesuré dans son insatisfaction mais s’exprime tout de même à 54,9 % en faveur du « non ».

Les consommateurs de notre échantillon aspirent à consommer mieux :

manière de consommerIls sont seulement 7 % à vouloir « pouvoir  consommer plus ». La majorité des consommateurs ayant répondu (56 %) aimerait pouvoir  consommer autant mais mieux. 38 % des consommateurs aiment la manière dont ils  consomment et ne voudraient pas en changer. Une prise de conscience du côté néfaste de la sur-consommation. Les consommateurs de notre échantillon aspirent à consommer mieux.

Êtes-vous prêt à payer plus pour des produits vous facilitant la vie ?

magasin 2De manière générale le consommateur bio n’est pas prêt à payer plus chère même pour un produit qui lui facilite la vie. 54 % des consommateurs ayant répondu déclarent ne pas être prêt à payer plus chère pour ce type de produit. Les réponses sont plus nuancées à mesure que le consommateur devient plus vieux. Pour les consommateurs bio âgés de 50 à plus de 65 ans l’équilibre entre ceux qui payeraient plus passe à 51 % en faveur des consommateurs prêt à payer. L’âge est donc le facteur favorable à l’innovation de manière générale. Tout comme l’âge, le lieu de vie est également plus favorable à des produits plus techniques puisque les consommateurs bio habitant dans des villes de 20000 à 1000000
habitants se disent plus favorables à payer pour ce type de produit à hauteur de 55 %. Et l’équilibre est presque parfait entre partisans et opposants à ce type de produits dans les villes de 100000 habitants et plus. En conclusion, l’âge et la situation géographique du consommateur peuvent faire évoluer les besoins des consommateurs.

La consommation de produits locaux effet de mode ou tendance de fond ?

localUn phénomène qui se renforce avec un gain de 5 % entre 2012 et 2015. Autant les « systématiques » que les « réguliers » progressent. Les systématiques passent de 5 à 7 % et les réguliers de 25 à 27 %. Ce phénomène du local a sans doute bénéficié des dernières crises alimentaires d’où la progression.

La nouveauté en réseau biologique :

nouveau

Une tendance global en repli de 3 % au global sur cette question par rapport à 2012 (69 % contre 66 % en 2015). En revanche une proportion de « tout à fait d’accord » qui passe de 6 % en 2012 à 9 % en 2015 quand les « plutôt d’accord » eux passent de 63 % en 2012 à 57 % en 2015. Au global la tendance reste nettement en faveur des nouveautés avec deux tiers d’avis favorables en 2015.

Notre consommateur bio est-il fidèle ?

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Notre consommateur bio est plus fidèle en 2012 qu’en 2015, pour preuve, les consommateurs de notre échantillon se déclarant très peu fidèles étaient 13 % en 2012, en 2015 ils ne sont plus que 9 %. Les quatre points de différence se répartissent en +1 point pour les consommateurs qui se déclarent « pas spécialement fidèles » et +3 points pour les consommateurs « globalement fidèles ». Une fidélité qui va dans le bon sens avec la catégorie des « globalement fidèles » qui profite le plus des mouvements de réponses pour cette question.